Déménager à l’étranger: Un grand mélange d’émotions!!!

Emploi en poche, le coup de départ était lancé, il fallait foncer… Partir pour l’Australie : une des décisions les plus importantes de notre vie. Les émotions dans le tapis, nous avions pris une décision. D’autres n’ont peut-être pas la chance d’avoir ce choix. Quand même, j’ai senti les émotions intenses, une grande bataille intérieure entre l’aventure, l’excitation et les peurs, anxiétés, inquiétudes… de grands défis !

EN ÉTAT DE CHOC, SUBMERGÉE DE DEMANDES ET EXCITÉE

Je pense que j’ai été sous le choc pendant quelques semaines. On a parlé de ce projet pendant des mois, en gardant même un silence pendant des semaines aussi. LA nouvelle, finalement arrivée, l’emploi décroché, on avait décidé qu’on ne pouvait plus reculer. On savait qu’on voulait y aller. Je m’imagine encore, pensant avoir un genre de voile blanc de peur dans mon visage, sous le choc, mais aussi excitée d’une grande aventure devant nous.

Je pense que le choc était lié à une aventure si loin sur la planète, si loin du Québec, si loin des racines que j’avais établies en Grande-Bretagne avec beaucoup de défis. N’ayant pas de passeport britannique, si je quitte plus de deux ans, je devrai refaire une demande pour un visa pour entrer dans ce pays.

Donc, où va-t-on après ? Où la vie nous mènera-t-elle ?

Les demandes sont venues de partout. Il y a eu tellement de choses à penser. Des listes incroyables de choses à faire, incluant prendre des décisions face à d’importants dilemmes et des choses essentielles de la vie : maison, travail, visa, assurance maladie pour en nommer quelques-uns. Pensant à tout ça, il a fallu continuer à vivre la routine, aller travailler, accomplir les tâches domestiques. J’ai eu l’impression de marcher dans un grand tunnel noir d’organisation, de processus bureaucratiques et de logistique. Le tunnel noir m’a servi de guide, l’Australie au bout. Il fallait que toutes les demandes soient liées à cette aventure, sinon je disais non…

DÉNI, L’INCONNU ET LA PEUR DE L’ÉCHEC

Initialement, j’ai eu du mal à anticiper comment tout allait se mettre en place et comment tout allait fonctionner. Je ne sais pas si je vivais dans le déni, mais je ne voulais pas mettre le panneau « maison à vendre » devant la maison. Je voulais vraiment vivre l’aventure, mais j’ai eu de la difficulté à admettre l’inévitable. Vendre NOTRE maison, la maison où les enfants ont vécu leur petite enfance ! Annoncer la nouvelle à nos amis et collègues a été aussi très difficile, des situations chargées d’émotions. Il fallait y aller, une chance inouïe, et d’un autre côté, laisser tout derrière nous…

J’ai aussi vécu de la peur de l’inconnu. Je dois admettre que je ne connaissais pas beaucoup l’Australie. J’ai eu l’occasion de connaître des Australiens en Grande-Bretagne. Les deux pays ont beaucoup d’associations culturelles et politiques. Ça semblait être un beau pays. Mais beaucoup d’incertitudes m’ont envahie. Il faut que ça marche. Revenir en arrière serait un sentiment d’échec. Ces émotions sont plutôt difficiles à communiquer.

Je croyais la discussion sur ces enjeux avec des amis ou la famille un peu plus risqué et difficile. C’est certain que je vivais des doutes et des questionnements qui étaient fort présents en moi. Qu’est-ce qu’on fait si on n’aime pas ? Qu’est-ce qu’on fait si on a des difficultés importantes ? Qu’est-ce qu’on fait si ça échoue ?

Des conseils ?

Donner le temps aux émotions de bien être vécues avec les gens qui vous entourent.
Parler de ces émotions bien présentes.
Les émotions peuvent être différentes pour chaque personne dans la famille donc il faut savoir bien écouter tous les membres de la famille.
Donner l’opportunité aux gens qui restent de discuter de ces émotions aussi.

Photo: Des émotions intenses accentuées par des règles d’immigration. L’Australie souhaite protéger toute sa végétation et refuse l’entrée au pays de tous les objets de bois non traités, comme les paniers en osier et tous les objets qui ont touché le sol. Mes paniers ont dû être vendus ou entreposés. Des souvenirs importants s’envolaient du même coup, des cadeaux de mariage, ainsi que des objets de famille qui appartenaient à ma mère.

Des émotions qui nous rappellent qu’on est bel et bien vivant…

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